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Compte-rendu des exposés et débats

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Dans un premier temps Jean DARROT donne des repères pour expliquer la montée en violence des jeunes ; des tensions énormes depuis plusieurs années dues tout d’abord au changement dans le développement des jeunes (l’âge de la puberté a diminué de 2 ans en 25 ans alors que la scolarité a augmenté de 3 ans) .D’autre part l’insertion professionnelle est brouillée : en 1998, 28% des moins de 25 ans sont actifs alors qu’ils étaient 63% en 54.
Le statut des jeunes et leur destin changent énormément et l’image que la société s’est faite d’eux provoque des tensions.
A l’école le rapport Benisti commandé à l’INSERM avait tenté de stigmatiser les enfants en les repérant comme violents dès 3ans . Le passage de Sarkozy au gouvernement est repérable chaque fois que l’enfance est présentée comme une menace pour la société.

Jean- Paul GRENET poursuit.
L’institution qui avait proposé un îlot de sécurité pendant un temps a vieilli . Aujourd’hui, 50% de bac plus 3 alors qu’il y a 30ans il y avait 30% de bac : une diversité difficile à gérer. La réforme des lycées, avec de bons principes - individualisation, transmission des savoirs, construction de la citoyenneté, insertion professionnelle - se heurte à la réalité de la mise en oeuvre : manque de moyens, difficultés dues au handicap sociétal, intellectuel, la trop grande diversité dans une classe d’âge.
La réduction des personnels (classes non dédoublées et surchargées) empêche l’individualisation et la possibilité d’apporter des compléments peut conduire à une dérive claire : il faut beaucoup de moyens pour soutenir les plus faibles, avec peu on aide les plus forts

Quelques points de la discussion :
-le problème de la violence à tous les niveaux : bien qu’existant déjà, elle a évoluée ; on trouve maintenant vers les 8/10 ans des agressions étonnantes ; les valeurs sociétales s’effondrent, les jeunes sont déstructurés
-le lycée pro et la réforme bac pro en 3ans
-après le collège unique, on redoute le lycée unique
-le gros problème de la massification
-le manque de formation des enseignants ; la profession n’a plus de citoyenneté, pas de reconnaissance, pas de légitimité
-le débat public/privé ; l’offre du privé ; rôle des MFR (Maisons Familiales rurales)…
-l’apprentissage : un outil comme un autre, une solution intéressante pour certains élèves en difficulté, mais attention à l’âge et il faut avoir le souci de mettre en parallèle le code du travail et le lycée.
L’ouverture de l’école vers l’entreprise peut être très positive mais le temps de l’orientation des élèves n’est pas prévu dans le statut de l’enseignant
-les emplois précaires dans l’EN

Ce qu’on veut transmettre au PS :

On repère dans le Projet pour 2012 l’accent mis sur la petite enfance et on s’en réjouit mais on voudrait souligner quelques points.

1) la formation des enseignants

-leur statut : une fonction à redébattre avec des objectifs, une mission.
-par rapport à l’institution : une reconnaissance, une légitimité, un mandat pour s’engager en cas de difficulté.
-l’institution doit se positionner en cas de plainte par ex à 2 niveaux : personnel et institution
-revoir l’organisation de la carrière des enseignants : évaluation, revalorisation
-un cahier des charges pour chaque enseignant.

2) que l’école soit la sentinelle qui détecte les difficultés et qui crée un espace de négociation pour mettre en relation l’espace intime et l’espace public.

Pour cela redonner tous les personnels autour de l’école : médecin, infirmière assistante sociale, psychologue, éducateur, RASED, PMI….. et pour les enseignants : du temps !

Du temps aussi pour évaluer les besoins de chaque enfant en situation de handicap ; en 2002 on parlait déjà d’un référentiel (pas fait).

 

 

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