La Haute-Savoie serait-elle donc désormais un joli point de chute pour le candidat Sarkozy ?
Le candidat Sarkozy s’était invité aux Glières lors de la campagne présidentielle de 2006, provoquant le tollé que l’on sait. En 2006, le candidat déjà diviseur et donc contraire aux fondements mêmes de la Résistance, déjà destructeur et donc contraire au programme de la Résistance, déjà populiste et donc déjà contraire à l’esprit même de la Résistance, avait osé fouler le sol des Glières.
Forme d’une imposture qui a été à l’origine de protestations officielles et d’une mobilisation devenue annuelle pour perpétuer la mémoire morale, politique et sociale de ces hommes et femmes en lutte, de tout ce qu’il n’est pas, lui.
En 2011, le candidat-président du chômage et de la dette a cru bon de revenir parader dans la vallée de l’Arve. En somme, une entreprise délocalise un jour, mettant sur la paille quelques 200 salariés, et quand quelques années plus tard elle revient avec 28 emplois, cela nous vaut une venue présidentielle (« présidentielle », égal « campagne présidentielle », bien sûr) et son cortège de centaines de CRS (« cortège présidentiel », bien sûr, celui-là) et des kilomètres de pellicule.
C’est trop d’honneur ! Mais ce n’est pas de l’honneur de votre visite-éclair que nous voulons, monsieur le président de la régression ! Mais du bonheur que l’esprit de la Résistance promettait aux hommes et aux femmes ! Face au malheur que propagent votre gouvernement et vos amis de la finance, nous regardons, nous, vers le bonheur des gens et vers l’avenir de la société.
« Hâtons-nous d’espérer » (Jacques BREL)
Claire DONZEL,
Première Secrétaire fédérale.
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