La crise de l’euro est un révélateur de l’échec patent de la politique menée par Nicolas SARKOZY.
Si la France n’était pas aussi endettée, la position du président de la République face à la chancelière allemande aurait sans aucun doute été plus facile. La solution française à la crise qui envisageait le recours à la Banque Centrale Européenne a du être rangée au placard face à la solution allemande qui s’est finalement imposée. En effet, fragilisée par une dette colossale, des déficits publics croissants et un commerce extérieur déficitaire, la France regarde l’Allemagne avec envie et n’est plus en mesure de faire jeu égal avec son partenaire.
Pourtant ce déséquilibre n’est pas le fruit du hasard.
Lorsqu’éclate la crise des « sub-primes » en 2008, Nicolas SARKOZY est aux commandes de la France depuis un an. Les promesses électorales ont été honorées dans le cadre de la loi « TEPA » par des baisses d’impôts pour les riches et par la défiscalisation des heures supplémentaires. Alors que la crise aurait pu être l’occasion de revenir sur ces orientations coûteuses pour les finances publiques, Nicolas SARKOZY persiste et signe en aggravant la situation par la baisse de la TVA sur la restauration qui coûte près de 2.5 milliards d’Euros par an au budget de l’Etat.
Les limites fixées par le traité de Maastricht pour ses déficits, sa dette et son inflation sont largement dépassées : La dette, qui ne doit pas dépasser 60% du PIB, passe de 58% en 2002 (JOSPIN) à 64% avec les gouvernements RAFFARIN et DE VILLEPIN et bondit à plus de 81.7% en 2010. Le déficit public, qui devrait rester sous la barre des 3% du PIB, passe de 2.5% en 2007 à plus de 7.5% en 2010, soit presque trois fois plus durant le quinquennat de SARKOZY.
Aujourd’hui notre pays est exsangue, la croissance est atone alors que le reste du monde se porte plutôt bien. Au point que les chinois vont nous venir en aide pour éponger nos dettes. Mais que vont-ils demander en échange ?
Ainsi du fait de choix économiques hasardeux, c’est l’indépendance nationale qui est en jeu; c’est la place de la France en Europe et dans le monde qui est affaiblie.
