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Les socialistes au chevet du Président

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Nicolas Sarkozy propose de limiter constitutionnellement les déficits ? L’idée est intéressante, mais pas nouvelle puisqu’elle fait partie des exigences européennes. Néanmoins, cette mesure arrive un peu tard. Ou un peu tôt, si l’on considère que le président nous remettra le couvert dans l’optique de la prochaine campagne des présidentielles, si bien sur, le camp UMP n’a pas pu trouver un autre candidat. Cela fait beaucoup de si, mais personne n’est dupe. La crise de l’endettement a bien frappé aux portes du pouvoir. Manuel Valls et maintenant Martine Aubry, les socialistes volent au secours du Président, souhaitant provoquer une rencontre pour échanger idées et propositions sur l’inscription de la règle d’or dans la constitution. Même si le Président a réussi à rallier François Bayrou, en négociant comme il se doit un retour d’ascenseur en cas de victoire en 2012, sans les socialistes, le Président ne peut rien faire.
Pourtant, il semble que les candidats socialistes ont des idées pour sortir de l’impasse. Il ne tient qu’à lui de vérifier. Nul doute que Nicolas Sarkozy ne voit pas d’un très bon œil cette perspective de rencontre avec l’opposition. Lui qui se dit être le Président de l’ouverture, il a une chance inespérée de rencontrer les leaders de l’opposition autour d’une question majeure pour la France.
Si le Président refuse toutes rencontres officielles en niant que la France a besoin d’une autre politique, le piège se refermera sur lui. S’il accepte de discuter et que les socialistes arrivent à imposer une vision pour sortir de la crise, les médias pourront dire de lui qu’il aura fait preuve d’une grande noblesse en associant l’opposition, mais, dans un même temps, ce sera l’échec de tout un édifice si les solutions sont apportées par ceux qui le combattent.
Affronter ou esquiver ?
Les évènements ne donnent pas le choix à Nicolas Sarkozy : il devra rencontrer les leaders socialistes. La crise n’attend pas. Les Français ne lui pardonneront pas un refus obstiné.

 

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