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Le PS 74 : Des Commissions Fédérales Départementales qui travaillent pour vous !
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Contribution des femmes socialistes au projet socialiste mai 2005
COMPTE RENDU DE LA COMMISSION FEDERALE
« DROITS DES FEMMES » du 31 mai 2005 à Cluses


I Tour de table

Présentation mutuelle
Le point d’actualité : Claire CHAUVET, en tant que responsable de la commission fédérale, dit son vœu qu’à l’issue du référendum, quelque peu déchirant pour la gauche et le PS, l’unité l’emporte. Une camarade dit sa satisfaction que la base ait, à cette occasion, pris toute sa place.
La camarade souhaite aussi revenir sur la dernière réunion : tout en regrettant le peu de participation, pour une fois que la question du handicap est abordée, elle fait part de l’étonnement des personnes invitées à témoigner. Alors que leur préoccupation traverse bien d’autres questions (l’accessibilité par exemple), elles se sont étonnées de l’attention portée à la sexualité des personnes handicapées.
Claire DONZEL rappelle les faits : les abus sexuels perpétrés sur les jeunes femmes handicapées mentales et les questions relatives à leur droit à une vie sexuelle et la maternité ont fait partie des questions énumérées pour aborder la spécificité féminine du handicap. Il ne s’est en aucun cas agi de pénétrer la vie privée des personnes présentes. La commission « femmes » est une émanation du PS et, en tant que telle, elle se doit de poser les enjeux fondamentaux . La protection de personnes en situation de faiblesse que sont les jeunes femmes handicapées mentales et leur accès à la parentalité en font partie.


II Le projet socialiste

1.Qu’est-ce qu’être socialiste ?

La socialisme est d’abord quelque chose de positif : c’est mettre l’Homme au centre de tout ; c’est le respect et le partage, la modestie et la protection des plus faibles ; c’est l’écoute des « petites gens », l’acceptation des différences, la réduction des inégalités. C’est aussi la défense des valeurs de liberté, d’égalité , de justice et de mixité. C’est une juste répartition des ressources, richesses et revenus et le refus d’une société qui se nourrit des inégalités et les entretient. C’est enfin faire passer l’intérêt collectif avant l’intérêt individuel, promouvoir une société ouverte et laïque.


2.Qu’est-ce qu’être féministe ?

Etre féministe, c’est tout simplement être femme, c’est-à-dire respecter l’autre tout en se faisant entendre par les hommes, dans le respect de nos droits notamment. Mais justement, là est bien la question : le respect de ces droits n’est pas une évidence pour tous. Dès lors, le féminisme consiste à défendre les droits des femmes. Cela se décline dans l’intérêt porté aux filles, aux femmes, aux mères, à tout ce qui les concerne  ou leur est attribué de façon spécifique (les enfants, la maternité …) ; c’est aussi reconnaître aux femmes les mêmes aptitudes que les hommes et défendre leurs intérêts. Défendre l’égalité, en somme, et une vraie place pour les femmes dans la société..
Et tout d’abord, quand on est socialiste, a-t-on besoin d’être féministe ? Pourquoi défendre plus les femmes que les hommes ? pourquoi une catégorie ? Sinon que cette « catégorie » est surexploitée. Il est quand même dommage d’avoir encore à être féministe ! Et il y a à réhabiliter le féminisme dans la justesse de son objet face au détournement de sens, péjoratif, qui en est fait.


3.Est-on bien dans sa peau, quand on est femme ?

L’unanimité se fait autour d’un « oui, mais … » :
Oui, mais … il faut toujours se battre, : les femmes sont d’emblée lésées. Elles ont trop de responsabilités et, à l’inverse de certains, elles ont tendance à ne pas baisser les bras !
Oui, mais … l’addition est chère en terme de double journée de travail. Les femmes de la génération du baby-boom peuvent avoir le sentiment d’être une génération sacrifiée : elles ont investi le travail salarié, sans que le service dû par les femmes à la famille ne soit remis en cause. Même dans les générations plus jeunes les mentalités restent traditionnelles : si le travail masculin est évident, il est facultatif pour les femmes. L’application des 35 heures est révélatrice : si les hommes, dans leur majorité, utilisent le temps libéré pour leur loisir, les femmes le consacrent à la famille et aux enfants. Il en est bien souvent de même pour les horaires atypiques, quand ils se font sur la base du volontariat : les hommes qui les choisissent le font pour disposer de liberté, les femmes pour mieux (moins mal) concilier leurs double tâche familiale/ professionnelle.
Cela dit, poser la question ne peut amener une réponse unique. Et si on la pose, cela montre que les femmes n’ont pas encore toute leur place.


4.Légiférer / transformer les mentalités

Comment légiférer sur les questions d’ordre privé ? l’action politique consiste à légiférer mais aussi accompagner et devancer les mentalités.
L’évolution de l’amplitude des horaires de travail, leur adaptation aux horaires scolaires, par exemple, est à envisager non pas comme une question de femmes mais comme une question de droit du travail, concernant les hommes ET les femmes.
Il en est de même de la responsabilité éducative : celle-ci n’est pas plus l’apanage des femmes que celui des hommes, malgré le discours pseudo-psychologique, curieusement conforme à la répartition traditionnelle des rôles.
Cela dit, chaque femme a son rôle à jouer dans l’éducation des futurs parents que sont ses enfants.
Le congé parental est un autre exemple : on ne peut critiquer les femmes qui préfèrent cette solution, sinon qu’on sait qu’avec l’évolution des mœurs (fragilité des unions) et la réforme des retraites elles risquent de payer leur choix de façon démesurée. Un projet socialiste a-t-il à rétablir des compensations aux carrières interrompues ou à favoriser la poursuite des carrières ?



Compte-rendu rédigé par Claire DONZEL
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