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Communiqués de presse de la Fédération du Parti Socialiste de Haute-Savoie
 Les socialistes au lendemain du référendum du 29 mai 2005
Les socialistes au lendemain du référendum du 29 mai 2005
COMMUNIQUE AUX MEDIAS

Annecy le 30 mai 2005,

Les résultats sont là : les Haut-Savoyards ont dit oui, les Français ont majoritairement dit non. Mais non à quoi ? Les études d’opinion réalisées à la sortie des urnes sont éclairantes. Une partie de l’électorat a bien répondu à la question posée : considérez-vous ce traité constitutionnel comme meilleur que les précédents ? Ces électrices et électeurs ont largement répondu oui, comme les socialistes dans leur référendum interne.

Le non l’a emporté car il a aggloméré à la fois les anti-européens de toujours, à l’extrême droite et à l’extrême gauche, et bien des Françaises et des Français pro-européens mais très mécontents de la politique de M. Chirac et de l’UMP-UDF. Comment ne pas comprendre cette colère devant la casse sociale organisée par ce gouvernement et son autisme après ses échecs électoraux aux cantonales, régionales et européennes de 2004 ?
 Ce vote-sanction est amplement mérité mais il est dommage que ce soit l’Europe qui en fasse ainsi les frais. L’illusion habilement entretenue par le conglomérat du non d’une renégociation du traité va malheureusement se dissiper très rapidement. La vérité c’est que la France va perdre du crédit en Europe, que l’Europe va perdre du crédit dans le monde et que rien ne bougera avant 2007. En France, les salariés et retraités n’ont rien à attendre d’un changement de gouvernement. Au-delà des effets d’annonce dont il est coutumier, M. Chirac est et reste en place ainsi que sa majorité UMP-UDF.

Pour en sortir, le rendez-vous décisif, c’est 2007 et les élections présidentielles et législatives. Il appartient aux socialistes de terminer l’élaboration et de proposer aux Françaises et aux Français un projet pour la Présidentielle de 2007. Ce projet, auquel chacune et chacun est invité à participer, prend en compte les attentes et les inquiétudes et trace de grandes perspectives pour l’avenir. Le PS, pivot central de toute alternative crédible face à une droite détenant aujourd’hui tous les pouvoirs, a bien conscience de porter l’espoir des Françaises et Français. Tout sera fait pour transformer cet espoir en réussite.



              Jean EXCOFFIER
         Premier secrétaire de la fédération socialiste
 Les socialistes au lendemain du référendum du 29 mai 2005
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